La formation en alternance présente des bénéfices pour un salarié et son entreprise. Le demandeur s’intègre plus facilement et accède à un nouveau savoir-faire qu’il met en pratique directement au sein de l’entreprise. Cette dernière façonne le salarié pour mieux répondre au manque de compétences sur un poste. Toutefois, le recrutement d’un salarié dans le cadre d’une alternance génère des coûts pour l’employeur.
Comment une entreprise finance-t-elle une formation en alternance ? Les coûts sont-ils similaires entre un contrat d’apprentissage et un contrat en professionnalisation ? Découvrons quels sont les frais à la charge de l’employeur, selon le contrat d’alternance.
Coût d’un salarié en contrat d’alternance : le salaire
Les salariés sous contrat d’apprentissage ou de professionnalisation touchent un salaire minimal, calculé sur un pourcentage du SMIC brut ou du salaire minimum conventionnel de la branche. Plusieurs facteurs font varier leur salaire : l’âge, le niveau de diplôme et l’année d’alternance. La rémunération minimale prévue pour un alternant sous contrat de professionnalisation est supérieure à celle d’un apprenti.
La rémunération d’un apprenti
La rémunération minimale d’un apprenti dépend de son âge et de l’année d’alternance :
- lors d’une première année d’alternance, un apprenti de moins de 18 ans touche au minimum 27 % du SMIC. Cela passe à 43 % du SMIC pour l’apprenti dont l’âge est compris entre 18 et 20 ans. Enfin, il touche 53 % du SMIC entre 21 et 25 ans ;
- lors de la deuxième année d’alternance, l’apprenti de moins de 18 ans gagne au minimum 39 % du SMIC. Celui âgé de 18 à 20 ans touche 51 % du SMIC, alors que de 21 ans à 25 ans, le salaire d’un apprenti grimpe à 61 % du SMIC ;
- lors de la troisième année d’alternance, le niveau de rémunération d’un apprenti mineur équivaut à 55 % du SMIC. Cela passe à 67 % du SMIC entre 18 et 20 ans et 78 % du SMIC entre 21 et 25 ans ;
à partir de 26 ans et plus, l’apprenti gagne 100 % du SMIC ou du salaire minimum conventionnel de la branche.
La rémunération d’un salarié en contrat de professionnalisation
Le salarié en contrat de professionnalisation voit sa rémunération évoluer en fonction de son âge et du niveau de ses diplômes acquis :
- avec un diplôme inférieur au baccalauréat (niveau IV) en poche, le salarié de moins de 21 ans peut prétendre à 55 % du SMIC. Le salaire minimum progresse à 70 % du SMIC entre 21 ans et 26 ans ;
- avec un diplôme égal ou supérieur au baccalauréat, la personne en contrat de professionnalisation gagne 65 % du SMIC en dessous de 21 ans. Au-dessus de cet âge, la rémunération augmente jusqu’à 80 % du SMIC ;
- à partir de 26 ans, le salarié en contrat de professionnalisation gagne 100 % du SMIC, ou 85 % du salaire minimum conventionnel de la branche.
Les charges et cotisations sociales et patronales d’un alternant pour l’entreprise
Depuis le 1er janvier 2019, les deux contrats de formation en alternance bénéficient de la même réduction générale renforcée des cotisations sociales. Un alternant ne rentre pas dans le calcul des effectifs de l’entreprise. Un élément à prendre en compte, alors que le montant des cotisations d’une entreprise se calcule en fonction de sa taille et du nombre de ses salariés.
Par ailleurs, la rémunération d’un contrat en alternance profite d’une réduction générale des cotisations patronales (la « zéro-cotisation URSSAF »). Celle-ci concerne tous les contrats d’apprentissage et de professionnalisation dont le salaire se situe en dessous de 1,6 fois le SMIC. Tous les coûts de rémunération entrent dans le calcul : salaire, primes, heures supplémentaires, congés payés, etc.




